Sélectionner une page

Quand j’ai déballé ma première Cricut, j’ai vite compris qu’une machine, seule, ne suffit pas : ce sont les petits outils autour qui font la différence entre un projet net et une feuille fichue. Voici, après des années à découper dans mon atelier, les outils Cricut que je trouve vraiment indispensables — et ceux dont vous pouvez très bien vous passer au début.

On croit souvent qu’une fois la machine achetée, tout est réglé. Grosse erreur — c’est l’erreur que j’ai faite ! Ma première Cricut est restée dans son carton presque une semaine parce qu’il me manquait deux ou trois accessoires tout bêtes pour « décoller » proprement mes découpes. Depuis, j’ai testé, raté, racheté… et j’ai fini par savoir exactement ce qui sert tous les jours et ce qui prend la poussière dans un tiroir. Si vous hésitez encore sur la machine elle-même, je vous renvoie d’abord vers mon guide complet des machines de découpe ; ici, on parle uniquement de l’équipement autour.

Certains liens de cet article sont affiliés : si vous passez par eux pour acheter, je touche une petite commission, sans surcoût pour vous. Cela m’aide à faire vivre le blog, et je ne recommande que du matériel que j’utilise ou que je conseillerais à une amie.

Les 5 outils de base à avoir absolument

Si je devais résumer, il y a un noyau de cinq outils à main qu’on retrouve dans tous les kits « essentiels » de la marque — et pour cause, on s’en sert sur presque chaque projet. Le plus simple et le plus économique, c’est d’ailleurs de prendre directement un kit d’outils Cricut essentiel qui regroupe l’ensemble, plutôt que d’acheter à l’unité.

  • L’ébavureur (weeder) : ce petit crochet fin, c’est mon chouchou. Il sert à retirer les morceaux de vinyle ou de papier autocollant que vous ne voulez pas garder autour du motif (on appelle ça « écheniller »). Sans lui, on s’abîme les ongles et on déchire tout.
  • La spatule : pour soulever une découpe fragile du tapis sans la plier ni la rouler. Sur du papier fin, elle m’a sauvé un nombre incalculable de projets.
  • La raclette (scraper) : elle plaque bien la matière sur le tapis avant la coupe, et surtout elle nettoie le tapis de tous les petits résidus. Un set raclette + spatule suffit largement pour ces deux-là.
  • Les brucelles (pince fine) : indispensables pour attraper les tout petits éléments et les positionner au millimètre. J’en ai toujours une à portée de main.
  • Une paire de ciseaux de précision : pour les finitions et les petites retouches que la machine ne fait pas.
Poste de travail avec machine de decoupe et presse a chaud
Source : Wikimedia Commons

Astuce de débutante que j’aurais aimé connaître : rangez ces cinq outils ensemble, à côté de la machine. Le jour où vous les cherchez dans trois tiroirs différents, vous perdez l’envie de créer. Pour voir ces outils en situation, cette petite vidéo de Cricut France résume très bien l’essentiel :

 » width= »1080″ height= »608″ allowfullscreen= »allowfullscreen »>

Le tableau comparatif : par ordre de priorité

Pour y voir clair, voici comment je hiérarchise le matériel quand une amie me demande par quoi commencer. La colonne « priorité » est mon avis personnel après quelques années de pratique — rien d’officiel, juste du vécu.

Outil / accessoire À quoi ça sert Priorité
Kit d’outils de base (ébavureur, spatule, raclette, brucelles, ciseaux) Manipuler, écheniller, nettoyer Indispensable dès le jour 1
Tapis de découpe supplémentaires Adapter l’adhérence à la matière Indispensable
Bande de transfert Reporter le vinyle sur son support Indispensable si vous faites du vinyle
Rouleau (brayer) Bien fixer papier/vinyle sur le tapis Confort
Plaque lumineuse (BrightPad) Voir les traits de coupe pour écheniller Confort (mais quel confort !)
Lames spécifiques (pointe profonde, rotative…) Découper des matières particulières Au cas par cas

Les tapis de découpe : le nerf de la guerre

On n’en parle pas assez, mais le tapis fait la moitié du travail. Chez Cricut, la couleur indique la force de l’adhésif, et choisir le bon change vraiment le résultat :

  • Bleu (adhérence légère) : idéal pour les papiers fins et le papier ordinaire.
  • Vert (adhérence moyenne) : le polyvalent, parfait pour le cartonné et le vinyle. C’est celui que j’use le plus vite.
  • Violet (adhérence forte) : pour les matières épaisses (cartonné épais, matières spéciales).

Mon conseil : gardez toujours un tapis d’avance, car l’adhérence finit par s’user. Vous trouverez facilement des tapis de découpe compatibles en plusieurs adhérences. Et pensez à recouvrir le tapis de son film protecteur entre deux sessions : ça prolonge nettement sa durée de vie.

Papiers cartonnes colores et textures prets a etre decoupes
Source : Wikimedia Commons

La bande de transfert : l’alliée du vinyle

Si vous comptez faire du vinyle adhésif (stickers, décoration, personnalisation de mugs ou de boîtes), la bande de transfert devient vite incontournable. C’est elle qui vous permet de soulever votre motif échenillé d’un bloc et de le reporter bien droit sur le support final, sans que les lettres se baladent. J’ai longtemps essayé de m’en passer « pour économiser »… et j’ai surtout collé mes motifs de travers. Une bande de transfert de bonne qualité, réutilisable plusieurs fois, se rentabilise très vite.

Les outils « confort » qui changent la vie

Ceux-là ne sont pas obligatoires, mais alors… quel bonheur. Je les ai ajoutés au fil du temps et je ne reviendrais en arrière pour rien au monde :

  • La plaque lumineuse (BrightPad) : une tablette rétroéclairée qui fait ressortir les traits de coupe. Pour écheniller un motif détaillé le soir, sans se fusiller les yeux, c’est magique. Si vous échenillez beaucoup, une plaque lumineuse Cricut BrightPad est l’investissement « confort » que je conseille en premier.
  • Le rouleau (brayer) et la pince applicateur : le rouleau plaque parfaitement le papier sur le tapis (fini les bulles), et la pince aide à décoller/repositionner. On les trouve souvent réunis dans un kit applicateur et rouleau.
  • De beaux papiers cartonnés : la machine ne fait pas tout, la matière compte énormément. Un cartonné de qualité se découpe plus net qu’un papier premier prix qui peluche.
Page de scrapbooking coloree realisee a la machine de decoupe
Source : Wikimedia Commons

Ce sur quoi vous pouvez faire l’impasse (au début)

Je préfère être honnête : on peut vite se laisser tenter par tout le catalogue d’accessoires, et ce n’est pas raisonnable. Au démarrage, gardez votre budget pour la matière (papier, vinyle) plutôt que pour :

  • les lames spéciales tant que vous ne découpez pas la matière correspondante — la lame fournie couvre déjà l’immense majorité des projets papier ;
  • les gadgets de rangement de marque, souvent jolis mais dispensables : une trousse ou un pot font l’affaire ;
  • les lots « méga pack » d’outils en double dont vous n’utiliserez que la moitié.

Bref : commencez léger, complétez selon vos vrais besoins. C’est exactement la logique que j’applique aussi côté loisirs créatifs papier — vous retrouverez d’ailleurs le même esprit dans mes 10 outils essentiels pour débuter en scrapbooking, dont plusieurs servent aussi autour de la Cricut.

Entretenir ses outils et ses tapis (pour qu’ils durent)

Un accessoire bien entretenu, c’est de l’argent économisé. Voici mes petites habitudes, toutes simples :

  • Nettoyez le tapis régulièrement avec la raclette pour ôter les résidus, puis, quand il devient terne, un coup d’éponge douce et d’eau tiède lui redonne du mordant. Laissez-le sécher à plat, jamais au soleil.
  • Recouvrez toujours le tapis de son film protecteur entre deux découpes : la poussière est l’ennemie n°1 de l’adhérence.
  • Rangez les lames pointe rentrée et changez-les dès que la découpe « accroche » ou déchire : une lame émoussée abîme le papier et le tapis.
  • Essuyez ébavureur et brucelles de temps en temps : les micro-résidus de vinyle finissent par les rendre collants.

Quelques questions que l’on me pose souvent

Quel budget prévoir pour les accessoires ? Pour bien démarrer, un kit d’outils de base et un ou deux tapis supplémentaires suffisent : c’est un budget modeste comparé à la machine. Le reste, vous l’ajouterez au fil de vos envies.

Peut-on utiliser des outils qui ne sont pas de la marque ? Oui, beaucoup d’outils à main (pince, ébavureur, ciseaux) ont des équivalents très corrects ailleurs. En revanche, pour les tapis et les lames, je reste prudente : la compatibilité et la précision de coupe ne se valent pas toujours.

Faut-il vraiment racheter des tapis souvent ? Tout dépend de votre rythme. En entretenant bien le vôtre, il tient longtemps ; gardez simplement un tapis d’avance pour ne jamais être bloqué en plein projet.

Pour aller plus loin

Une fois votre petit arsenal réuni, il ne reste plus qu’à créer ! Pour vous lancer, j’ai rassemblé plein d’idées dans mon article réaliser des créations DIY tout en papier avec la Cricut. Et si vous cherchez la machine ou les consommables, faites un tour dans la boutique, côté machines de découpe.

Enfin, deux blogs francophones que j’aime bien pour approfondir le sujet des accessoires : Huguette Paillettes et NeliDesign, qui détaillent très bien le matériel Cricut pour débuter.

Pour finir, je vous laisse avec cette sélection d’accessoires en vidéo, histoire de compléter la vôtre à votre rythme :

 » width= »1080″ height= »608″ allowfullscreen= »allowfullscreen »>

 

0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x