Le chapeau en papier, c’est le grand classique qui sauve un après-midi de pluie, un goûter d’anniversaire ou un déguisement de dernière minute. Je vous montre mes trois modèles préférés — le chapeau classique, le bicorne de pirate et le cornet pointu — avec les schémas que j’ai dessinés pour que ce soit clair du premier coup.
Chez moi, le chapeau en papier revient à chaque vacances. Une grande feuille, trois plis, et voilà mes enfants transformés en peintres, en pirates ou en clowns. J’ai longtemps galéré à l’expliquer à l’oral — « non, l’autre coin ! » — alors j’ai fini par dessiner les gestes. Ce sont ces schémas que je partage ici, avec trois modèles qui couvrent à peu près toutes les envies. Si vos petits mordent au pliage, enchaînez ensuite avec le bateau en papier : il démarre exactement sur la même base que le chapeau classique, c’est bluffant.
Le matériel : presque rien
- Une grande feuille rectangulaire pour le chapeau classique et le bicorne : une double page de journal, une feuille de kraft, une affiche… plus c’est grand, plus le chapeau tient sur la tête.
- Un carré de papier (ou un demi-cercle découpé) pour le cornet ; un papier un peu épais (180 à 220 g) tient mieux la pointe.
- De quoi décorer : feutres, gommettes, un peu de peinture, et pour le cornet une agrafeuse ou du ruban adhésif, plus un élastique fin.
Pour le choix du papier — grammage, format, sens du fil — j’ai tout détaillé dans mon guide quel papier pour l’origami ; les mêmes repères valent pour les chapeaux.
Modèle 1 — Le chapeau classique (le fameux chapeau de peintre)
C’est le pliage que tout le monde a fait au moins une fois avec une feuille de journal. Il se réalise en trois gestes, à partir d’une grande feuille posée en portrait devant vous.
- Pliez la feuille en deux dans le sens de la largeur, le pli fermé placé en haut.
- Repérez le milieu, puis rabattez les deux coins supérieurs vers cette ligne centrale : vous obtenez un grand triangle avec une bande de papier qui dépasse en bas.
- Repliez cette bande du bas vers le haut sur la face avant, retournez le chapeau, et faites de même à l’arrière. Ouvrez par le bas : il est prêt.
Mon erreur de débutante, à l’époque, c’était de viser le milieu « à peu près » : dès que les deux coins ne sont pas symétriques, le chapeau part de travers. Prenez trois secondes pour marquer le pli central au départ, tout le reste suit.
Modèle 2 — Le bicorne de pirate
La bonne surprise : le bicorne ne demande aucun nouveau pliage. C’est le chapeau classique… porté autrement. On le tourne d’un quart de tour pour que les deux pointes se dressent vers le haut, façon Napoléon — ou capitaine pirate, selon l’humeur du jour.
Pour un vrai effet pirate, je pars d’un carré de papier noir d’environ 40 cm de côté (sinon le bicorne est trop petit), et je colle une tête de mort blanche découpée à main levée. Un bord doré à la peinture ou au marqueur, et le déguisement est bouclé. Si vos enfants veulent une version peinte plus élaborée, je vous renvoie plus bas vers un joli patron à imprimer.
Modèle 3 — Le cornet, ou chapeau pointu
Changement de technique : ici, on ne plie pas, on roule. Le cornet, c’est le chapeau de fête, de clown ou de sorcière — celui qu’on tient avec un élastique sous le menton.
- Partez d’un carré de papier (ou découpez un quart de cercle pour un cône plus régulier).
- Roulez le papier sur lui-même en amenant deux coins l’un sur l’autre, jusqu’à former une pointe bien nette.
- Fixez le recouvrement (agrafe ou ruban), égalisez la base aux ciseaux pour qu’il tienne droit, puis percez deux petits trous et passez un élastique.
C’est le modèle que je préfère faire décorer aux enfants : une fois le cône monté, ils ont une grande surface bien lisse pour coller des étoiles, dessiner ou enrouler une guirlande de papier crépon.
Mes astuces pour qu’il tienne (et qu’il dure)
- Voir grand. Un chapeau qui glisse sur les yeux, c’est presque toujours une feuille trop petite. Pour une tête d’enfant, partez au minimum d’une feuille A3 ; pour un adulte, d’une double page de journal.
- Marquer les plis à l’ongle ou avec le dos d’une cuillère : les arêtes sont plus nettes et le chapeau garde sa forme.
- Renforcer le bord d’un tour de ruban adhésif si le papier est fin : il résistera à plusieurs séances de jeu.
Côté papier, pour les versions colorées et les cornets de fête, j’aime avoir sous la main un bloc de feuilles cartonnées de plusieurs couleurs — ça évite de sacrifier son papier à dessin. Voici celui que j’utilise :
Le papier coloré que j'utilise pour les versions fête
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Envie de prolonger l’atelier ? Enchaînez avec le moulin à vent en papier qui tourne pour de vrai, la cocotte en papier pour les jeux de cour de récré, ou mes 5 pliages faciles pour débuter si vous voulez varier les modèles.
Pour aller plus loin
Deux blogs francophones que j’aime bien sur le sujet : Les Petits Progrès, qui propose un joli patron de chapeau de pirate à imprimer et à peindre (c’est chez eux que j’ai emprunté la photo du pirate coloré en tête d’article), et Cabane à idées, pour la version chapeau de fête en papier journal. La photo du chapeau en papier journal, elle, vient de Kate Ter Haar (Wikimedia Commons). Les schémas de cet article, en revanche, je les ai dessinés pour vous.
Et si vous préférez suivre le pliage en vidéo, celle-ci reprend bien le chapeau classique :